Canal+ aurait déclaré la guerre à Disney : il l’accuserait d’avoir siphonné une partie de ses données clients
Canal+ multiplie les procédures pour faire valoir ses droits. Mais le groupe audiovisuel français ne s’attaque pas seulement aux sites pirates et aux SmartTV : il aurait assigné Disney, l’un de ses anciens partenaires, en justice pour avoir capté une partie de sa « relation client » et l’avoir exploitée après la fin de leur contrat.
Disney ne plaisante pas avec ses droits : l’entreprise tient par exemple à ce que les IA ne violent pas ses droits d’auteur et c’est pour cette raison que, l’an dernier, elle aurait envoyé une lettre de mise en demeure à Google.
Mais la firme à qui l’on doit Mickey Mouse ne serait pas toute blanche (Neige), ce qui lui vaudrait actuellement un procès.
C’est Canal+ qui en serait à l’origine. D’après mind Media, le groupe audiovisuel français accuserait Disney d’avoir siphonné une partie des données de ses clients.
Canal+ réclamerait ainsi des dommages et intérêts d’une valeur de 137 millions d’euros.
Canal+ réclamerait 137 millions d’euros à Disney pour avoir exploité ses données clients après la rupture de leur partenariat
Pour contrer le phénomène de « fatigue de l’abonnement » et ainsi renforcer leur attractivité, les entreprises recourent à une stratégie : celle du bouquet – ou bundle, dans la langue de Shakespeare.
Cela consiste à regrouper plusieurs services payants sous une seule et même facture.
En France, Canal+ est l’un des exemples emblématiques.
Entre 2020 et 2024, le groupe proposait des offres groupées avec un accès aux chaînes TV de Disney, mais également au service de streaming Disney+ : un véritable sésame sur les données des clients français de Canal+ pour le géant américain.
Le point de discorde entre les entreprises vient du fait que, selon le rapport, Disney aurait continué d’exploiter ces informations à des fins de prospection après la rupture effective de la collaboration – datée du 1er janvier 2025.
Cette affaire n’est pas anodine : en posant la question cruciale de l’« appartenance » (collecte, usage pendant et après le partenariat) des données clients dans le cas de bouquets inter-marques, elle pourrait devenir un cas d’école.
La confiance des abonnés résidant notamment dans la protection de leurs données, l’affaire pourrait entraîner le durcissement des contrats si la justice donne raison à Canal+.
Mais cela ne serait-il pas une bonne nouvelle pour les consommateurs ?
Après tout, les bundles servent-ils davantage leurs intérêts ou ceux des grands groupes ?





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